Il hausse le rythme sans enfourcher de moto, s'astreint à un régime mais n'apprécie pas les carottes râpées et préfère le plateau de Michel Drucker à celui de la Star Ac' : Dominique Strauss-Kahn, le candidat anti-Fabius, se jette dans le tour de chauffe élyséen. Deux éléments ont achevé de convaincre DSK de se lancer : le surplace de Hollande, incapable, à ses yeux, de redonner du souffle au PS, et l'accélération de Laurent Fabius, tout occupé à se relooker en vue de 2007. «Fabius s'est échappé du peloton, reconnaît un proche de Strauss-Kahn. Tout le monde s'est regardé et personne, à part Dominique, n'ose prendre sa roue.» Au vu du grand vide dont souffrent les socialistes depuis le retrait de Lionel Jospin, DSK s'est dit qu'après tout, lui aussi avait le droit de tenter sa chance : «Aujourd'hui, pour faire passer mes idées, je ne peux plus me reposer sur quelqu'un d'autre, comme au temps de Jospin, explique-t-il. Je dois donc les porter moi-même.» Convaincu que son ex-mentor, avec lequel il déjeune régulièrement, ne reviendra pas en piste, il attend que se dissipent les nuages de popularité qui portent les électrons libres Jack Lang, Bertrand Delanoë, voire Bernard Kouchner, à mesure qu'approchera l'échéance présidentielle. Dès lors, DSK est sûr que la compétition ne se jouera qu'entre les deux seuls postulants socialistes jugés, dans les sondages, crédibles pour la fonction : Fabius et lui-même.
Leitmotiv. Dans ce but, cette fois, c'est sûr, DSK veut rompre avec l'image d




