Porte-parole du PCF, Patrice Cohen-Seat, fidèle de Marie-George Buffet, défend la décision des communistes d'Ile-de-France de partir sous leurs propres couleurs aux régionales de mars.
Que répondez-vous aux socialistes qui contestent votre stratégie électorale en Ile-de-France ?
Ce que nous voulons, c'est faire gagner la gauche et il n'y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Le 21 avril 2002, les électeurs ont dit que le compte n'y était pas. Depuis, ils n'ont entendu aucune autocritique de la part des socialistes. Au contraire, ils affirment que leur bilan était bon, qu'il fallait continuer. Or la vie des gens s'est dégradée...
Justement, le PS souhaiterait que vous attiriez les couches populaires dans le giron de la gauche...
Non, nous ne sommes pas là pour être les sous-traitants du PS. Les électeurs disent que leur choix aux régionales sera en partie dicté par un jugement sur la politique nationale. Nous, nous sommes résolument pour une politique antilibérale.
Les socialistes jugent que vous vous isolez...
Une fois encore, ils n'entendent pas ce que nous disons. Nous ne sommes pas là pour faire monter les enchères afin d'avoir plus de sièges dans les régions. Et, oui, nous avons changé de stratégie. Nous avons tiré les conclusions du fonctionnement d'une certaine union de la gauche, qui a coûté cher à Lionel Jospin, et qui nous a aussi coûté extrêmement cher. Notre objectif, c'est un rassemblement des forces politiques, sociales, citoyennes sur des contenus de trans




