Après Boudu sauvé des eaux, Raffarin sauvé des abîmes de l'impopularité ? Matignon l'espère, la plupart des sondeurs le pronostiquent. Même si les uns et les autres soulignent, plus ou moins, «la fragilité» de ce frémissement. De fait, si Raffarin paraît avoir enrayé le flot de mauvaises opinions, il n'a pas reconquis loin s'en faut le coeur d'une majorité des Français. Selon la dernière livraison de l'Ifop publiée aujourd'hui par Paris Match, 42 % (plus 7 points par rapport à décembre) des Français approuvent l'action du Premier ministre. Un chiffre en forme de coup d'arrêt à la dégringolade qui paraissait inexorable du mois d'août à décembre 2003 (lire ci-contre). Il y a tout juste un mois, seulement 29 % des Français disaient «faire confiance» au chef du gouvernement. Un bien mauvais présage puisqu'il s'agissait de l'exact seuil plancher atteint par Alain Juppé, alors Premier ministre, le 10 avril 1997... dix jours avant la dissolution de l'Assemblée nationale.
Charnière. Les augures l'attestent, il y aurait donc un «regain» de popularité de l'actuel Premier ministre. Jean-Marc Lech, fondateur d'Ipsos, en est convaincu. A l'en croire, c'est même parce que «les Français le voient moins» qu'ils l'apprécient plus. «Raffarin a compris qu'il valait mieux que les gens qu'il rencontre parlent de lui plutôt qu'il parle de lui-même», juge-t-il. Et lorsqu'il est apparu durant cette période de fêtes et de crash aérien, Raffarin a su faire valoir son talent «compassionnel», se ren




