Le recteur de l'académie de Bordeaux biche. Patrick Gérard, professeur de droit, mais aussi ancien du cabinet Bayrou à l'éducation nationale (1993-1997), partage avec son collègue de Rennes le privilège d'expérimenter la loi organique de loi de finances avant tout le monde. Avec prudence : si les deux recteurs ont déjà les pleins pouvoirs dans l'enseignement élémentaire (c'est-à-dire les crédits de fonctionnement et les personnels à disposition), ils ne peuvent pour l'instant jouer qu'avec les crédits de fonctionnement pour le second degré. Néanmoins, joint par Libération, il ne cache pas son plaisir, tout neuf puisqu'il n'a démarré qu'au 1er janvier 2004. «Fini les enveloppes fléchées, se réjouit-il. Rendez-vous compte : on recevait en début d'année des lignes de crédits pour les fonds sociaux, fonds de cantines, carnets de correspondance, droits de reprographie, soutien scolaire, éducation à la santé, etc. Des lignes étanches les unes par rapport aux autres. Résultat, on distribuait les crédits en fonction de ce qu'on recevait d'en haut. Demain, on va au contraire distribuer en fonction des objectifs fixés. Avec une enveloppe globalisée, on peut choisir des priorités, encadrées par les textes, et diriger de l'argent dans cette direction. Avant, impossible. A l'avenir, on pourra choisir également entre un poste de professeur de russe ou un conseiller d'éducation, selon les besoins du terrain.» 16 établissements scolaires de l'académie, écoles, collèges ou lycées s'exerceron
Interview
«On pourra choisir selon les besoins du terrain»
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ParHervé NATHAN
Publié le 22/01/2004 à 22h13
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