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Voile : les députés serrent les rangs

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A l'UMP, personne ne devrait voter contre la loi. Au PS, on bataille pour l'emploi de «visible».

Publié le 22/01/2004 à 22h13

C'est peut-être l'esprit. Celui qui souffle et apaise. Hier, à l'Assemblée nationale, les réunions des groupes socialiste et chiraquien qui définissaient leurs positions respectives au sujet de la future loi sur le port des signes religieux à l'école s'annonçaient compliquées. Finalement, à droite comme à gauche, elles se sont déroulées relativement tranquillement. En attendant l'avis du Conseil d'Etat qui doit être rendu aujourd'hui, les doutes ne sont pas totalement dissipés dans les deux camps. Mais des positions largement majoritaires ont été actées à l'approche du débat parlementaire, prévu le 3 février.

«Aucune consigne». Le souffle élyséen aurait-il irradié l'ensemble des parlementaires UMP ? Le président du groupe, Jacques Barrot, ayant promis lundi la «liberté de vote» à ses ouailles, Jacques Chirac serait-il intervenu depuis pour enjoindre les députés à voter sa loi ? Que nenni, assure très sérieusement Bernard Accoyer, vice-président du groupe UMP. «Il n'y a eu aucune consigne, aucune reprise en main, se défend le député de Haute-Savoie. C'est le débat au sein du groupe qui a fait évoluer les positions.» Pour Barrot, «une très grande majorité des parlementaires UMP estime que nous avons besoin d'un support juridique pour aider tous les proviseurs, tous les enseignants à préserver l'école comme ce lieu où s'exerce l'intégration républicaine. Il y a un très large accord. J'ai vu une volonté se forger au sein du groupe, une solide majorité pour permettre à cette loi d

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