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Sarkozy victime de discrimination négative

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Dans son rapport rendu ce jour, le Haut Conseil à l'intégration enterre le principe promu par le ministre de l'Intérieur.

Publié le 26/01/2004 à 22h18

Tout faux, Sarko ! Le rapport annuel du Haut Conseil à l'intégration (HCI), que sa présidente Blandine Kriegel remet aujourd'hui à Jean-Pierre Raffarin, contredit les choix du ministre de l'Intérieur. Les «sages» préconisent ainsi de passer par pertes et profits le terme de «discrimination positive» pour lui préférer, au choix, ceux de «promotion positive», d'«action positive», de «mobilisation positive». Pour un membre du HCI (1) étiqueté à droite, ce débat n'est que «sémantique. Au fond, le ministre et nous pensons la même chose». En revanche, pour un autre, lui aussi membre de la majorité, «Jacques Chirac règle un compte à Nicolas Sarkozy via Blandine Kriegel», la présidente du HCI, par ailleurs conseillère du chef de l'Etat.

«Méritocratie». Dans la «note de présentation du rapport», que Libération s'est procurée, les conseillers proposent, «avec François Fillon, que la politique d'intégration [soit] refondée» et suggèrent l'emploi «du terme "mobilisation positive", utilisé par le Premier ministre». Si la «mise en place» du «contrat d'intégration» imaginé par Jacques Chirac et concrétisé par le ministre des Affaires sociales est jugée «fort satisfaisante», l'action du ministre de l'Intérieur, elle, n'est mentionnée qu'au détour de l'évocation de sa loi sur l'esclavage moderne. Sur le fond, le HCI estime que le principe de discrimination positive, selon un proche de Blandine Kriegel, «induit une logique collective de quotas» et «implique l'emploi de critères ethniques et re

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