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Libération

Bayrou, général des malgré-nous centristes

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Publié le 27/01/2004 à 22h20

François Bayrou a senti passer le vent du boulet. La liste autonome UDF qu'il voulait présenter en Nord-Pas-de-Calais a failli ne pas voir le jour. Sous les assauts répétés de l'UMP, sa jeune candidate, la sénatrice Valérie Létard, était à deux doigts de se rallier à la liste menée par Jean-Paul Delevoye, ministre de la Fonction publique. La faute à Jean-Louis Borloo, ex-maire UDF de Valenciennes, qui a tout fait pour faire capoter la liste centriste. Le ministre de la Ville est allé jusqu'à proposer 30 % des places à l'UDF. Hésitation, confusion, communiqués de presse contradictoires... Bayrou a sauté dans le TGV pour reprendre les choses en mains. Il a fait comprendre à sa protégée que l'UDF n'était pas «achetable» et qu'une autre tête de liste était prête à prendre le relais. S'en est suivie une réunion tendue au siège de l'UDF. Selon un participant, Valérie Létard a été «retournée», dans «une ambiance un peu dramatique».

Etats d'âme. Comme elle, une partie des troupes centristes renâcle à partir au combat pour la gloire du général Bayrou. Si certains sont partis bille en tête contre la Chiraquie, comme Hervé Morin en Haute-Normandie ou François Sauvadet en Bourgogne, d'autres traînent des pieds et vont jusqu'à remettre en cause la stratégie de rupture décidée à Paris. Surtout quand il s'agit d'affronter des ministres en exercice. C'est le cas d'un autre sénateur, Jean Arthuis, qui a, lui aussi, failli céder aux sirènes de l'UMP en Pays de la Loire. L'état-major de Françoi

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