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Interview

Jean-Christophe Cambadélis : «Nous disposons d’une méthode: l’union dans la confrontation»

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Publié le 28/01/2004 à 22h21

Député PS de Paris et proche de Dominique Strauss-Kahn, Jean-Christophe Cambadélis, «inventeur» de l’ex-gauche plurielle, analyse les contours du rassemblement qui s’amorce.

Les partis de gauche condamnent ensemble la politique sociale du gouvernement. Un remake de la gauche plurielle ?

Cette déclaration commune contre le contrat de Fillon est la preuve que la gauche est en train de se réorganiser. Elle le fait sur un nouvel axe. Désormais, elle dispose d'une méthode : l'union dans la confrontation. Elle s'est donné une architecture : les forums régionaux. Et elle poursuit un but : son unité dans la diversité. Si l'union de la gauche des années 70 fut celle d'un programme octroyé, et la gauche plurielle des années 1997-2002, une union de sommets, la nouvelle alliance, elle, sera l'union partagée.

L'extrême gauche en est exclue. Parce qu'elle peut vous faire perdre les élections régionales ?

Il ne faut aucune complaisance avec ceux qui veulent faire perdre électoralement la gauche. Et aucun préalable à ceux qui veulent combattre avec nous la droite.

Cette «union partagée» est à géométrie variable sur les listes régionales. Que pensez-vous de l'attitude du PCF ?

Sa stratégie élastique est parfois déconcertante : union dans la majorité des régions, autonomie en Ile-de-France, mais clairement unitaire, la semaine passée, lors de la dernière rencontre au sommet entre Marie-George Buffet et François Hollande. Comme cela, au moins, les communistes sont sûrs de ne pas se tromper. Retenons

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