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Libération

Fiers de leur Force ouvrière

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Publié le 06/02/2004 à 22h49

Fabrice Cambier

33 ans, contremaître chez Toyota

«Pas des Lucky Luke de la signature»

«J'ai été embauché chez Toyota en juin 2000, et j'ai pris ma carte chez FO en octobre 2000. Plusieurs syndicats sont venus me voir, mais j'ai choisi FO parce qu'on est plus ouvert à la discussion et la négociation. Certes, on n'est pas des Lucky Luke de la signature. Si, à l'issue de la discussion, il n'y a pas de résultat favorable, on ne signe pas. La négociation, c'est pas un monologue. Ici, à Toyota, on peut dire que la direction nous aide : les conditions de travail et les cadences sont tellement dures que les gens en ont marre et se syndiquent. En général, je trouve que ça se dégrade un peu partout. Le gouvernement donne des billes aux patrons.

Des trotskistes à FO ? Vous confondez pas avec LO ? On ne perçoit pas d'influence trotskiste chez nous, et on s'en fout royalement. Notre leader, c'est Marc Blondel. Il a la tchatche, et je peux dire que c'est vraiment un leader. Son remplaçant, on verra avec le temps, mais je ne me fais aucun souci. Mailly, il a le même esprit, aussi ouvert.»

Lise Kromwell

52 ans, receveuse-perceptrice

«Une vraie force de proposition»

«C'est un conflit social au ministère des Finances qui m'a fait choisir Force ouvrière, en 1990, alors que je viens d'une famille de militants communistes. Aujourd'hui, l'image de FO est celle d'une organisation uniquement contestataire. Mais, sur le terrain, la réalité est différente : on est une vraie force de proposition. L'image de c

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