Président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault souhaite que les députés socialistes approuvent demain la loi interdisant le port des «signes religieux» à l'école.
Le groupe socialiste semble encore divisé par le projet de loi sur la laïcité. Vous souhaitez l'adopter ?
A titre personnel, je souhaite que nous votions ce projet de loi. Il est devenu le symbole d'une volonté de réduire l'intégrisme et de promouvoir l'égalité hommes-femmes. Si les socialistes ne défendent pas la laïcité, qui le fera ? Je ne comprends pas certaines fractions de la gauche qui manifestent avec les fondamentalistes en opposant la question sociale à la laïcité. On sait depuis Jaurès qu'elles sont le prolongement l'une de l'autre. A travers cette loi, nous réaffirmons que la laïcité n'est pas négociable. Le texte auquel nous avons abouti reste imparfait. Mais nous l'avons amélioré, notamment en introduisant une procédure d'évaluation. Dans un an, le Parlement verra si le terme «ostensible» est sujet à contentieux et s'il faut le remplacer par l'adjectif «visible» comme nous le souhaitons. Dans cette affaire, les députés PS ont cheminé et décideront ensemble.
Certains de vos camarades ne souhaitent pas mêler leurs voix à celle des amis de Jacques Chirac et d'Alain Juppé...
Il n'y a aucun complexe à voter une loi sous prétexte que Chirac s'y est rallié. Comme sur l'Irak, les socialistes ont été à l'origine de ce processus. Rien n'est plus délétère pour les Français que de voir leurs dirige




