Arnaud Montebourg s'achète une conduite. Le député (PS) de Saône-et-Loire laisse, samedi, la présidence de son club, la Convention pour la VIe République (C6R, lire ci-dessous), «pour ne pas mélanger les genres». Et, du coup, recentrer ses activités sur le Parti socialiste.
Intronisé comme le principal opposant à la ligne Hollande depuis le congrès de Dijon, en mai 2003, il lui reste à faire de sa petite boutique, le Nouveau Parti socialiste (NPS), «un vrai courant, et à se transformer lui-même en vrai dirigeant du PS», selon un de ses amis. Il se donne deux petites années pour y parvenir et peser ainsi sur la désignation du candidat socialiste à la présidentielle. Pour pouvoir «être dans le coup», un quinquennat plus tard.
Confession. En attendant, «il marque le pas», espère un proche de François Hollande. «Il ne sait toujours pas être chef», analyse un ex-ami. «Il prend sur lui pour se calmer», assure un proche. Une chose est sûre : le pourfendeur de la Ve République apprend la discipline. En plein coeur de l'affaire Juppé, il fait le forcing pour interpeller le garde des Sceaux, lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale. Ni Hollande, premier secrétaire du PS, ni Jean-Marc Ayrault, président du groupe à l'Assemblée, ne peuvent dire non. Mais les deux dirigeants obtiennent de pouvoir examiner l'intervention de Montebourg avant qu'il ne la prononce. Chaque mot est pesé au trébuchet. Montebourg s'en tient à son texte. L'ex-chien fou s'est mis au garde-à-vous.
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