Menu
Libération

A Brest, Chirac console les chantiers navals.

Réservé aux abonnés

Quelque 450 personnes ont manifesté contre la politique sociale du gouvernement.

Publié le 18/02/2004 à 23h09

Brest, envoyé spécial.

Brest, son port, ses bateaux... mais pas ses habitants. En visite dans la Marine, Jacques Chirac a soigneusement évité, hier, toute sortie en ville. Ni bain de foule, ni poignée de main. Le président de la République est resté en zone militaire lors de cette journée consacrée à l'action de l'Etat en mer.

Localement, les sujets de grogne ne manquent pas. Le porte-avions, d'abord. Vendredi, l'Elysée a annoncé que le petit frère du Charles-de-Gaulle serait à propulsion classique, ce qui «ouvre les meilleures perspectives de coopération avec le Royaume-Uni», a réaffirmé hier le chef de l'Etat. Pour Brest, ce n'est pas une bonne nouvelle, comme l'ont exprimé les élus et les syndicats. La propulsion nucléaire ­ l'option défendue par la Direction des constructions navales (DCN) ­ aurait en effet assuré aux chantiers navals un meilleur plan de charge. Chirac a dû passer un peu de pommade, estimant que «naturellement la DCN jouera dans cette entreprise tout le rôle essentiel auquel son formidable savoir-faire la destine». Environ 150 salariés des chantiers le matin, puis 300 dans la soirée, ont manifesté contre la politique sociale du gouvernement.

Autre sujet de mécontentement, les nuisances sonores autour de la base aéronavale (25 000 mouvements aériens par an) de Landivisiau, à 30 kilomètres de Brest, qui accueille les nouveaux avions de combat Rafale de la Marine.

Dans le port militaire de Brest, le chef de l'Etat s'en est pris, lui, à «tous les voyous de la me

Dans la même rubrique