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Les départements bloquent devant les quatre voies à péage

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Publié le 25/02/2004 à 23h23

Bientôt des péages sur les routes nationales à quatre voies ? C'est la trouvaille du gouvernement pour financer la décentralisation des 20 000 kilomètres de routes nationales aux départements à partir du 1er janvier 2005. Des routes qui sont souvent en mauvais état et que les élus locaux devront entretenir et améliorer... à crédits constants. Or la manne financière que l'Etat s'apprête à transférer en même temps que les routes risque de se révéler nettement insuffisante pour restaurer le réseau routier. D'où l'idée, inscrite à l'article 14 du projet de loi sur la décentralisation, de permettre aux élus locaux d'instaurer des péages «tant sur les autoroutes que sur des routes express et les ouvrages d'art». Déjà validée par le Sénat en novembre, la disposition n'en est pas moins embarrassante pour le gouvernement : après la jacquerie des buralistes, celui-ci ne tient pas à provoquer la colère des camionneurs, premiers visés par le projet. A quelques semaines des élections régionales, voilà un nouveau front ouvert.

Depuis ce week-end, le ministère des Transports tente de relativiser l'impact d'une telle mesure. Dimanche, dans un communiqué, il précisait que «la possibilité offerte aux collectivités d'instaurer un péage sur les routes ne concernerait que d'éventuelles routes nouvelles construites, dont le financement serait assuré par le péage, et non les routes existantes, qui seraient transférées aux collectivités». Hier, à l'Assemblée nationale, Gilles de Robien, ministre (UD

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