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Libération

Les urnes alsaciennes ne sont pas sur les rails

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Publié le 09/03/2004 à 23h39

Ils voyagent dans le TER, c'est la région qui les transporte. Voteront-ils pour autant aux régionales ?

Strasbourg-Colmar-Mulhouse. C'est la principale artère alsacienne. En TER 200, il faut une petite heure pour boucler le trajet. Dans les voitures, la campagne pour les élections régionales ne passionne pas. Guillaume, 32 ans, est cuisinier. La politique, qu'elle soit régionale ou nationale, ça ne l'intéresse pas : «C'est plutôt l'économie qui influence la politique, et pas l'inverse.» Il a pourtant voté au deuxième tour de la présidentielle 2002. Pas pour faire barrage au FN mais... «par hasard, parce que j'étais chez moi ce jour-là». Il n'est pas exclu qu'il vote le 21 mars. Pour qui ? «J'aime pas les extrêmes, donc ce serait plutôt au niveau du centre. Et au centre, c'est un peu kif-kif bourricot.»

Assise un peu plus loin, Claire (1), 24 ans, est étudiante. Elle vote «plutôt à gauche» et attend de voir les documents de campagne pour se décider. Elle y découvrira que le PS et les Verts ont conclu une liste d'union en Alsace. Pour le moment, elle ne connaît même pas les forces en présence. Elle s'interroge sur le mouvement régionaliste et islamophobe «Alsace d'abord» dont elle a rencontré la tête de liste dans le Haut-Rhin : «Ils sont à l'extrême droite, eux ? Parce que lui disait que non, mais moi j'avais l'impression que si...» Marie-Paule, elle, vote «plutôt à droite, sauf pour le FN». Elle a 40 ans, est secrétaire, habite le Haut-Rhin. Et elle est la première à pouvoir (

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