Député UMP de Seine-et-Marne, membre du Haut Conseil à l'intégration et proche de Nicolas Sarkozy, Yves Jego organise demain à l'Assemblée nationale les premières Assises nationales de l'intégration.
De nombreux candidats issus de l'immigration ont été déçus par l'attitude de la direction de l'UMP, qui les a soit «oubliés», soit relégués en position inéligible. Et vous ?
Je ne voudrais pas que la déception légitime de certains cache les progrès accomplis en matière d'intégration. En moins de deux ans, la droite a tenté de rattraper le retard accumulé depuis vingt ans sur cette question. Pendant que la gauche a discouru, nous avons accompli des progrès importants en créant le contrat d'intégration, en nommant des ministres et un préfet issus de l'immigration. Cela ne suffit pas, j'en conviens.
Justement, comment prétendez-vous aller plus loin ?
Il faut agir simultanément sur deux fronts : l'accueil des étrangers et le rétablissement de l'égalité des chances. Après la mise en place du contrat d'intégration, je relancerai demain, lors des Assises de l'intégration, la proposition de créer une agence d'accueil des étrangers dans la République. Les «primo-arrivants» s'adresseraient à ces guichets où seraient centralisés les services de l'Etat (emploi, logement, éducation...). L'égalité des chances concerne, elle, les immigrés, mais aussi des Français victimes de discriminations ethniques et culturelles. D'autre part, je proposerai la création d'une fondation financée par les entrepris




