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Cégétistes incognito avec le PCF

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Dans le parti comme dans le syndicat, ce rapprochement fait tousser.

Publié le 19/03/2004 à 23h50

Depuis le milieu des années 1990, le dogme communiste qui faisait de la CGT «la courroie de transmission» du PCF a été abandonné. Sous la pression du syndicat, qui s'est senti beaucoup plus fort, en meilleure santé et mieux installé dans la société que le parti. Parce qu'ils représentent un vivier de militants aguerris, de nombreux adhérents de la centrale syndicale de Bernard Thibault ont été sollicités, notamment en Ile-de-France, pour figurer sur les listes communistes aux régionales. En signe d'ouverture. Des transferts qui ont fait un peu tousser à la direction de la CGT.

Officiellement, la centrale s'en réjouit : «C'est un hommage rendu au travail de terrain», assure Jean-Christophe Le Duigou, secrétaire confédéral, chargé des retraites. «C'est une tradition», rappelle un autre dirigeant. Et, logique : «D'un côté, on fait depuis la présidentielle un travail de prévention auprès des salariés contre le FN et l'abstention. Et, de l'autre, il faudrait qu'on se tienne loin du combat électoral ?», s'interroge un militant de la CGT-métallurgie de Champagne-Ardenne.

Néanmoins, certaines voix se sont élevées pour noter que la crise de confiance politique ne se résoudra pas seulement par un appel à des militants qui travaillent au contact direct des salariés. Et la méfiance reste de mise : «On doit refuser toute inféodation au PC, à tout groupe politique.»

Côté communiste, si on se félicite de cet apport, des dirigeants jurent qu'«au plus haut niveau de la CGT, il y a à l'égard de

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