C'est parole contre parole. Mouloud Aounit a-t-il accusé Jean-Paul Huchon d'être «aux mains» ou «sous l'influence du lobby juif» ? Le premier dément «formellement». Le second persiste. La scène se déroule jeudi 1er avril dans le bureau de Huchon, à la région Ile-de-France. Le président PS sortant s'entretient avec le secrétaire général (en congé) du Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples), élu conseiller régional sur la liste conduite par Marie-George Buffet. Les communistes revendiquent quatre vice-présidences : ils proposent quatre noms. Dont Aounit. Opposition socialiste. Pour Huchon, le défenseur des droits de l'homme s'est trop affiché auprès de Tariq Ramadan, le sulfureux intellectuel musulman avec lequel il a débattu lors du Forum social européen, en novembre. Pour Huchon, «M. Aounit a tenu par le passé des propos contestables sur Tariq Ramadan». Le Mrap a ainsi estimé qu'un texte de ce dernier pointant des intellectuels juifs «ne développait pas un point de vue antisémite».
«Inacceptable». Dans le huis clos du bureau, le ton monte. Huchon confirme sa «fin de non-recevoir», selon Aounit, et lui propose la délégation à l'insertion sociale et professionnelle des jeunes. «Inacceptable», pour le nouvel élu. C'est alors qu'Aounit aurait prononcé son accusation. Président du groupe PS à la région, Jean-Paul Planchou voit Huchon juste après l'altercation: «Il était livide de colère.» L'affaire est rendue publique lundi sur le site pro-israélien p




