«Je ne suis pas candidate.» Ségolène Royal, interrogée hier en milieu d'après-midi par Libération, était formelle : elle ne brigue pas la présidence de l'Association des régions de France (ARF). La présidente de Poitou-Charentes participait hier soir, au conseil régional d'Ile-de-France, à un dîner regroupant les 20 présidents socialistes de région (sur 22 métropolitaines). Ils devaient tenter de s'accorder sur le nom du successeur de Gérard Longuet à la tête de cette structure, avant de passer au vote officiel ce matin. «Tombeuse» de la région chère à Raffarin, la Zapatera poitevine faisait figure de favorite. Mais non, décidément, «il y a trop à faire à la région». Et puis surtout, «elle fait peur, Ségo. Et elle le sait», commentait hier un président de région PS.
Pas reine, donc, la première dame de Poitou-Charentes n'en est pas moins une faiseuse de roi. Elle verrait bien «un président sortant», déjà rompu au fonctionnement de la collectivité locale, devenir président de l'ARF. Si possible, un ami, et tant qu'à faire, pas un fabiusien pur sucre. Pour elle comme pour la plupart des présidents de région réunis hier soir , c'est sûr, c'est Alain Rousset (Aquitaine) qui a le profil idéal. Ça tombe bien, ce «proche de François Hollande et ami de Laurent Fabius» prétend être un homme de synthèse. «C'est un vrai régional, rompu aussi bien à la coopération transrégionale qu'au travail avec Bruxelles, plaide un proche. En plus, il bosse, lui.» C'est gentil pour les autres.
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