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Antisémitisme : Sarkozy persiste

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Le ministre a maintenu jeudi ses accusations sur le bilan de la gauche.

Publié le 30/04/2004 à 0h25

Surtout, pas d'excuse. Tout juste un changement de ton. Nicolas Sarkozy persiste et signe mais, cette fois, sans tremper sa plume dans le vitriol. Mercredi, dans la fièvre des questions d'actualité à l'Assemblée, il accusait vertement le gouvernement Jospin d'avoir «fait croire aux Etats-Unis que la France était un pays antisémite». Manière de faire valoir que, contrairement à Daniel Vaillant, son prédécesseur place Beauvau, il avait lutté efficacement contre l'antisémitisme. Jeudi, en début d'après-midi, en déplacement à Chinon (Indre-et-Loire), il a affirmé à Libération que «la France, hélas, à la fin des années 90 et au début des années 2000, a été mise en accusation à la fois aux Etats-Unis et en Israël. C'était injuste mais réel». «En arrivant au ministère de l'Intérieur [en 2002, ndlr], j'étais très étonné qu'il n'y ait pas de confrontation entre les chiffres de la communauté juive et ceux du ministère. Je l'ai fait. Lors des manifestations contre la guerre en Irak, j'ai fait interpeller des individus porteurs de drapeaux israéliens marqués de croix gammées. Depuis, la France est citée en exemple dans sa lutte contre l'antisémitisme. Mes propos [de mercredi] n'étaient pas méchants à l'égard de Vaillant. C'est la réalité.»

«Trop grave». Des propos plus mesurés, donc. Sans doute le ministre d'Etat avait-il entendu le président de la République. Jeudi, lors de sa conférence de presse, Chirac a critiqué en creux le comportement de Sarkozy, assurant que l'antisémitisme était

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