Pas de guerre des tranchées souverainiste à l'Ouest. Hier au Parlement européen de Strasbourg, «ville symbole d'une Europe qui n'aurait pas été confisquée par la technocratie de Bruxelles», Charles Pasqua a présenté les têtes des listes du Rassemblement pour l'Europe des nations, pour les élections européennes du 13 juin. Et annoncé qu'il laissait le champ libre dans la région Ouest à Philippe de Villiers, son ex-colistier de 1999, qui y conduira le Mouvement pour la France. «Il n'y a rien de plus désagréable quand on défend des idées que de donner le sentiment de querelles personnelles», a assuré Pasqua, président du RPF, pour justifier son refus d'affronter son frère ennemi en euroscepticisme.
A 77 ans, Pasqua s'est réservé la tête de liste en Ile-de-France. L'ancien préfet Jean-Charles Marchiani concourra, lui, dans le Sud-Est. Les deux hommes ont tout intérêt à conserver leur siège à Strasbourg pour échapper à la justice. En février 2002, leurs pairs européens ont rejeté les demandes de levée d'immunité les concernant dans l'affaire du financement, par le marchand d'armes Pierre Falcone, de la campagne des européennes de 1999. Autres eurodéputés sortants, William Abitbol, de retour au bercail après son escapade chevènementiste de la présidentielle, et Pierre Monzani, respectivement en piste dans le Sud-Ouest et l'Est.
Plus étonnante est la candidature de Patrice Hernu, qui conduira la liste pasquaïenne dans le Nord-Ouest. Fondateur d'Ecologie bleue, la composante environne




