Toulouse, de notre correspondant.
C'est en quittant sa mairie de Toulouse que Philippe Douste-Blazy en prend totalement possession. Forcé d'abandonner son fauteuil pour cause de règle anticumul répétée par Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin, le ministre de la Santé n'est pas parti du Capitole sans y placer ses oies. Saluant hier son successeur, Jean-Luc Moudenc, élu par le conseil municipal au premier fauteuil de la ville, le maire démissionnaire a marqué la rupture avec son illustre prédécesseur et ex-parrain, Dominique Baudis : «L'idée existait dans cette ville que nul ne pouvait être maire et ministre. Je vais faire la démonstration que moi, au niveau national, et les conseillers municipaux, au niveau local, formons l'équipe qu'il fallait à notre cité», s'est réjoui Douste-Blazy sans jamais citer le nom du président du CSA. Le seul fait d'avoir obtenu du gouvernement que Toulouse soit en piste avec l'Allemagne et l'Espagne pour abriter bientôt «un projet de hautes technologies» est censé illustrer le propos ministériel. Et, pour mieux indiquer qu'il ne part pas à la légère, Philippe Douste-Blazy promet encore que, «grâce au travail de cette équipe», l'entrée en gare de Toulouse du TGV aura lieu à l'horizon 2015. La conclusion politique s'impose : «C'est cette direction collégiale des affaires de Toulouse qui nous permettra de gagner en 2007», a lâché le démissionnaire sous les applaudissements du conseil. Douste-Blazy pouvait triompher : les élus et adjoints UMP baudis




