Toulouse de notre correspondant
Effet contre-pouvoir. La région Midi-Pyrénées, dirigée par le Parti socialiste, a décidé d'engager des poursuites judiciaires contre l'Etat pour «non-respect d'engagements contractuels» et «préjudice occasionné par la rupture unilatérale» de ces contrats. Elle sera rejointe dans son action par les régions Centre et Limousin, elles aussi présidées par des socialistes. Objet du litige : l'abandon par le comité interministériel du 18 décembre 2003 du projet de train pendulaire Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (Polt), sorte de TGV du pauvre, alors que ces collectivités, après conventions avec l'Etat, la SNCF et Réseau ferré de France, avaient déjà versé 2,4 millions euros pour en financer l'avant-projet détaillé. Les frais d'avocat ont déjà été budgétés par la région Midi-Pyrénées.
Combinaisons. Si la vie du pays n'est pas suspendue à la réalisation de cette ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse de quelque 300 millions d'euros, ce souci des régions d'en découdre avec l'Etat peut indiquer qu'elles ont désormais tout le poids politique nécessaire pour se faire entendre. Le raz-de-marée de gauche du 28 mars ne suffit pas à tout expliquer. «C'est le changement du mode électoral qui fait la différence», analyse Martin Malvy, à la tête de Midi-Pyrénées. Les présidents de région ne sont plus le résultat de combinaisons aléatoires opérées après scrutin. «Je suis moi-même directement élu par 700 000 Midi-Pyrénéens, reprend Malvy. Après le président de la Répub




