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Libération

Raffarin à Sarkozy : c'est moi l'arbitre

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Publié le 20/05/2004 à 0h41

Le «pilote de l'Airbus gouvernemental», Raffarin, reprend le manche. Et c'est Nicolas Sarkozy qui en fait les frais. Hier, il n'a pas été à la fête du séminaire gouvernemental réunissant les 17 ministres de plein exercice et une poignée de secrétaires d'Etat autour du Premier ministre. A l'origine, le ministre de l'Economie et des Finances avait souhaité une telle réunion avant l'envoi des lettres de cadrage aux ministres. Mais Jean-Pierre Raffarin n'avait pas l'intention de le laisser encore une fois rafler la vedette. La séance d'hier a eu donc pour but de rappeler à l'ambitieux numéro 2 qu'il n'était pas le patron.

Dans son propos préliminaire, le chef du gouvernement a donné le «coup d'envoi de la préparation du budget 2005», avec un maître mot : «maîtrise des dépenses publiques». Des «économies» devront être effectuées dans les ministères, grâce à la «modernisation de l'administration», dans «le respect des engagements européens» de réduction des déficits publics. Le Premier ministre n'a rendu aucun arbitrage sur les efforts demandés aux différents ministères, mais il a recadré le débat. «Les arbitrages, c'est moi qui les fais, a-t-il martelé à destination de Nicolas Sarkozy. Il n'y aura pas de discussions bilatérales. Le gouvernement n'est pas une addition d'individualités. Nous avons une responsabilité collective.»

«Lisibilité». Prenant à son tour la parole, l'ancien maire de Neuilly a tenté d'expliquer combien sa tâche à Bercy était difficile compte tenu des nombreuses

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