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Libération

Grande réflexion oecuménique contre l'abstention

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Les principaux candidats aux européennes se sont réunis hier.

Publié le 26/05/2004 à 0h47

Accusés, levez-vous : hommes politiques, journalistes, fonctionnaires... Tous coupables d'avoir laissé l'Union européenne se construire sans y faire participer les citoyens. La question était au centre d'un débat qui réunissait hier, à Paris, les principaux candidats aux élections européennes. Avec, à la clé, cette interrogation qui revient tous les cinq ans : comment lutter contre l'abstention et intéresser les Français à une élection boudée par tous les leaders nationaux ?

Comme point de départ, le sombre tableau de l'édition 1999: 53,2 % d'abstention, «avec des pointes à 75-80 % dans certains quartiers sensibles», rappelle Jean-Marie Montel, délégué général de l'association Civisme et démocratie (Cidem). Premiers accusés, les responsables politiques français, qui «se servent trop souvent de l'Europe comme d'un bouc émissaire à des tas de dysfonctionnements de l'administration», relève Catherine Guy-Quint, tête de liste PS dans la région Centre. Un diagnostic partagé par une autre eurodéputée, Marielle de Sarnez, chef de file de l'UDF en Ile-de-France : «Nos concitoyens sont beaucoup plus européens que nos dirigeants. La fracture, elle est là !» Et la principale conseillère de François Bayrou de pointer l'absence totale de campagne d'information sur les élections européennes (lire ci-dessous).

Absentéisme. Le représentant du Cidem souligne aussi la «responsabilité des médias», accusés de «caricaturer souvent» l'action des eurodéputés. Notamment lorsqu'ils font état des recor

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