Ministre blessé cherche protection. Le rapprochement n'est pas passé inaperçu au sein du gouvernement. Depuis quelques semaines, François Fillon n'en a plus que pour Nicolas Sarkozy, son grand ennemi d'hier. Alors qu'il se posait auparavant en principal opposant à l'ambitieux ministre des Finances, représentant le gaullisme social contre un libéralisme droitier, il explique désormais que «le tout sauf Sarkozy est stupide». C'est vrai qu'entretemps, le ministre de l'Education nationale a eu de gros soucis. La défaite des régionales a été particulièrement cinglante pour lui. Donné archigagnant dans son fief des Pays-de-la-Loire, il a pris le revers de plein fouet. «ça a été une baffe terrible, raconte un de ses amis, il n'avait rien vu venir. Le pire c'est qu'il a enregistré de très mauvais résultats dans sa circonscription, c'est mauvais signe en vue des législatives de 2007.» Sous le choc, François Fillon parle alors de «21 avril à l'envers», une formule qui lui est reprochée. Il persiste et signe. «Il pense que lorsqu'un peuple change de majorité de manière aussi brutale tous les deux ans, c'est que quelque chose ne va pas», explique un de ses proches. En perdant sa région, Fillon voit aussi s'envoler ses rêves de promotion gouvernementale. Adieu bien sûr Matignon, que d'aucuns lui faisaient miroiter en remplacement de Jean-Pierre Raffarin. Exit la Défense, portefeuille qu'il vise depuis des années, et qui reste finalement entre les mains de Michèle Alliot-Marie. Il quitte
Après la baffe des régionales Fillon fait du pied à Sarkozy
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Le ministre de l'Education tente le rapprochement avec son ex-ennemi.
Publié le 04/06/2004 à 0h55
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