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La directive sur les ports reste à quai

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Publié le 05/06/2004 à 0h56

Retour, pendant dix jours, sur dix interventions du Parlement de Strasbourg.

A Bruxelles,

«Ce choix que personnellement je regrette montre que l'Union européenne est une démocratie où les élus ont le dernier mot.» La commissaire européenne aux transports, Loyola de Palacio, vient d'être désavouée par le Parlement européen qui a rejeté son projet de libéralisation des services portuaires. Elle se souviendra de ce 20 novembre 2003 où, pour la deuxième et dernière fois en cinq ans de législature, les eurodéputés ont fait capoter une directive. La commissaire s'attendait à ce que le vote en plénière soit serré. Le processus législatif avait été douloureux, les dockers avaient bloqué les ports pour manifester leur colère et la commission avait dû revoir à la baisse ses ambitions. Elle avait notamment renoncé à ce que du personnel à quai puisse faire concurrence aux dockers. Ne restait plus que l'«autoassistance» qui permettait au personnel à bord de décharger les bateaux. Mais, pour les dockers, c'était déjà trop : cela ouvrait la porte au dumping social dans les ports européens en permettant à des équipages embauchés à très bas prix dans le tiers-monde de prendre leurs emplois.

La commissaire ne pensait cependant pas que le «non» l'emporterait. D'autant que, lors de la réunion de conciliation entre le Conseil et le Parlement, un accord avait été trouvé. Ce Parlement, dominé par la droite, qui avait donné son feu vert à la libéralisation du transport aérien et du transport ferroviai

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