Menu
Libération

Sarkozy hésite à se prendre la tête de l'UMP

Réservé aux abonnés

S'il se présente à la présidence du parti, le ministre sait qu'il apparaîtra comme le diviseur de son camp.

Publié le 07/06/2004 à 0h56

Ira, ira pas ? Nicolas Sarkozy n'arrive pas à trancher l'épineuse question de la présidence de l'UMP. Il jure ne toujours pas savoir s'il se présentera à la succession d'Alain Juppé en novembre. «Ma décision n'est pas prise», assurait-il ainsi samedi soir dans l'avion qui le ramenait d'Alger, où il a effectué une véritable visite de chef d'Etat, reçu à déjeuner par le président Abdelaziz Bouteflika, le Premier ministre et une brochette de douze ministres.

Le numéro 2 du gouvernement pèse les avantages et les inconvénients à devenir le patron du parti chiraquien. S'il se présente, il est sûr d'être élu, tant il est populaire parmi les militants. Il sera alors à la tête d'une machine puissante en vue de la présidentielle de 2007, à laquelle il entend concourir. Et disposera de tout le financement nécessaire pour faire campagne. Ce n'est pas rien.

Franc-tireur. D'un autre côté, Nicolas Sarkozy pourrait laisser des plumes dans cette aventure. En délicatesse avec la Chiraquie, il prend le risque, si d'autres ­ comme Jean-Pierre Raffarin ­ tentent de se mettre en travers de son chemin, d'apparaître comme le diviseur de son camp, une position dont il a déjà expérimenté les limites par le passé. Et, même s'il parvient à s'imposer sans effusion de sang, il pourrait se retrouver coincé à la présidence de l'UMP. Il devra d'abord expliquer à l'opinion qu'il quitte l'Economie après seulement quelques mois de travail ­ alors que le chômage est la principale préoccupation des Français ­ pour

Dans la même rubrique