D'un pas lent, la légion étrangère prend position sur les listes présentées en France. Seule une dizaine de ressortissants de l'Union non français sont candidats. Le plus connu est le seul à être en position éligible : le Finlandais Ari Vatanen, ex-champion de rallye, numéro 2 sur la liste UMP du Sud-Est. «C'est la première fois qu'une formation politique majeure décide de mettre un étranger en position éligible, se félicite Pierre Lequiller, directeur de campagne de l'UMP. On a même dû "sacrifier" un Français pour y arriver.»
Commode. Le hic, c'est que le parti chiraquien n'a pas mis un autre communautaire sur ses listes. Quant au PS, c'est encore plus simple : il ne présente aucun étranger ressortissant européen. «On s'est réveillé trop tard, reconnaît un dirigeant. On a rencontré trop de problèmes administratifs dans les pays d'origine.» Le PS a essayé la formule inverse en tentant de recaser Olivier Duhamel... en Espagne. Mais l'eurodéputé sortant n'y avait pas de domicile. Par commodité, par habitude aussi, les socialistes ont donc renoncé à donner un peu de couleurs européennes à leur campagne. C'est aussi le cas du FN et du PCF. En revanche, les deux formations les plus fédéralistes les Verts et l'UDF ont davantage encouragé la libre circulation des politiques, en recrutant chacun deux étrangers. Là encore, l'expérience tient surtout du symbole car ces quatre candidats ne sont pas en position éligible.
Les partis ne sont pas les seuls coupables de cette distribution




