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Libération

En Midi-Pyrénées, le PS réussit à diviser son opposition

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Les élus régionaux UMP quittent la session extraordinaire, pas les UDF.

Publié le 11/06/2004 à 1h01

Toulouse de notre correspondant

«Qu'en sera-t-il des mécanismes de péréquation dans la perspective d'une surindexation des dotations forfaitaires ?» Le président (PS) de la région Midi-Pyrénées, Martin Malvy, peut aussi résumer le problème à coup de formules bien senties. Mais plutôt qu'un bon dessin, l'élu PS a choisi hier d'assommer son assemblée avec un long discours de plus d'une heure sur le détail de la TIPP et «les dotations des masses financières». C'est qu'il fallait justifier, à Toulouse comme dans les autres régions socialistes, la tenue d'une séance plénière sur un sujet polémique à trois jours des européennes. «Au moins avons-nous ainsi gagné l'attention de la presse sur un sujet certes rébarbatif, mais essentiel», avoue-t-il, après son marathon oratoire. Malvy et ses semblables de l'Association des régions de France (ARF) peuvent aussi se féliciter d'avoir obtenu d'être enfin reçus à Matignon, le 6 juillet.

Transfert. Quand il prend le temps de ne pas en perdre, le président socialiste, qui a mis au point toute cette opération, croque autrement la situation : «Jean-Pierre Raffarin nous propose d'approfondir la décentralisation, mais sans nous expliquer comment cela sera financé. Les régions ne veulent pas avoir à imposer plus tard à leurs concitoyens l'impôt Chirac-Raffarin...» Selon Malvy, l'imposition régionale pourrait en effet augmenter de 35 % du seul fait du transfert des compétences concernant le personnel non-enseignant de l'Education nationale.

De l'autre

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