C'est la note qui tue pour Philippe Douste-Blazy. Révélée vendredi par les Echos, elle fragilise la réforme de l'assurance maladie à quelques jours de son examen par l'Assemblée nationale, et met le ministre de la Santé, comme Nicolas Sarkozy, dans une position inconfortable. La direction de la prévision (DP) du ministère de l'Economie et des Finances a fait tourner ses calculettes sur les prévisions financières du plan Douste-Blazy. Au lieu de retrouver un équilibre en 2007, tel que claironné par le ministre de la Santé, elle trouve encore un déficit de 7 milliards d'euros, voire de 15 milliards d'euros ! Soit dans le cas le plus défavorable, pire que cette année (12,7 milliards de déficit prévu).
La publication de cette note a provoqué de très vives réactions au sein du gouvernement. Xavier Bertrand, secrétaire d'Etat chargé de l'Assurance maladie, a immédiatement protesté : «Cette note, c'est vraiment n'importe quoi !, s'est-il étonné vendredi matin sur LCI. «Mais cela ne nous étonne pas : les hauts fonctionnaires de Bercy sont dans une logique comptable et financière, alors que nous sommes pour une maîtrise médicalisée des dépenses de santé». «C'est une culture punitive et comptable qui n'a jamais marché», s'est insurgé Philippe Douste-Blazy. En termes à peine plus diplomatiques, un communiqué du ministère de la Santé est aussitôt venu expliquer qu'«il s'agit d'abord d'une réforme médicalisée et non d'une réforme comptable», qui «repose en effet sur la modification des co




