Ne pas relâcher la pression. Convaincus d'avoir trouvé un bon moyen de gêner les ambitions de Nicolas Sarkozy en lui interdisant de cumuler la présidence de l'UMP avec Bercy, les chiraquiens entendent en profiter. A commencer par Jean-Pierre Raffarin qui en a remis une louche hier matin sur Europe 1.
«Une règle, c'est une règle. Elle devra s'appliquer, il n'y aura pas d'exception. Si quelqu'un est aujourd'hui en situation d'être président de l'UMP, il quittera le gouvernement, a-t-il martelé. L'autorité, ça ne se partage pas. Est-ce qu'on peut accepter, dans n'importe quelle organisation, qu'un numéro 2 ou un numéro 3 ait autorité sur le numéro 1?»
Le Premier ministre a sa petite idée de ce que devrait décider le numéro 2 du gouvernement : «Ce que je souhaite, c'est qu'il s'occupe du budget de la France, de l'industrialisation de la France, des emplois de la France.» Une sollicitude qui fait sourire les proches du ministre de l'Economie : «S'ils ne veulent absolument pas qu'il prenne l'UMP c'est qu'il y a une bonne raison. Cela va inciter Nicolas à vouloir se présenter.» Au cas où Sarkozy se laisserait tenté par ce parti qui le réclame, Raffarin à sa petite parade : encourager un autre de ses ministres à se lancer dans ses pattes. Et le chef du gouvernement de prévenir : si plusieurs ministres postulaient à la succession d'Alain Juppé en novembre, ils devraient quitter leur portefeuille pour pouvoir faire campagne : «La compétition, si elle devait être vive, se jouerait à l'ex




