«En toute chose humaine, la constance n'est-elle pas la plus haute expression de la force ?» C'est par cette citation empruntée à Honoré de Balzac que Jean-Pierre Raffarin a clos, hier midi, son speech de fin de session ordinaire. Comme chaque année, le Premier ministre a reçu à Matignon et à huis clos les parlementaires de la majorité. Cette année, le discours fut bref et «le même qu'il prononce depuis quatre jours», selon un député pourtant réputé proche de lui. «Il y avait surtout beaucoup de sénateurs», s'amuse un autre, comme pour mieux spéculer sur le retour possible de Raffarin au palais du Luxembourg à la faveur des sénatoriales de septembre. «Personne n'en sait rien, souligne Dominique Dord, député de Haute-Savoie. Ces temps-ci, le gouvernement fonctionne dans le jour-après-jour. L'objectif est de tenir jusqu'à fin juillet (la fin de la session extraordinaire à l'Assemblée, ndlr). Après, tout devient possible.» C'est-à-dire un remaniement Raffarin inclus ou pas , ou la prolongation de sa «mission» confiée par le chef de l'Etat.
Sans Sarkozy. Le locataire de Matignon a d'ailleurs lu un message du président de la République appelant le gouvernement à «écouter et associer davantage les députés et sénateurs». Raffarin a affirmé vouloir suivre ses recommandations, comme pour tenter de clore la minifronde des parlementaires qui ont suivi les mauvais résultats électoraux du printemps. Ce qui fait dire à un député déçu du raffarinisme : «Finalement, il a toujours été un l




