La Baule, envoyée spéciale.
La violence de la riposte aura été à la hauteur de la brutalité de l'attaque. Tout en jurant ne pas vouloir polémiquer, Nicolas Sarkozy, mûr pour succéder à Alain Juppé à la tête de l'UMP, a répliqué de façon assassine à Jacques Chirac qui avait passé vingt minutes à lui régler son compte lors de son entretien télévisé du 14 Juillet. Devant 1 500 personnes, dont la milliardaire libanaise Mouna Ayoub, réunies vendredi à La Baule (Loire-Atlantique), il a infligé une leçon de bonne conduite au président de la République en le rejetant dans la peau du diviseur et de l'agité qui ne sait pas garder ses nerfs. «La politique demande du calme, de la maîtrise de soi, de la sérénité», a-t-il asséné. Et de faire un pas de plus vers une candidature à la présidence de l'UMP («Faites-moi confiance, je ne vous décevrai pas») tout en donnant son «projet politique pour l'UMP». Pour ce discours de chef de camp, celui qui entend désormais parler d'égal à égal avec le chef de l'Etat avait revêtu un costume sombre, une tenue décalée dans ce lieu estival, et est arrivé avec son épouse Cécilia et son fils de 7 ans, Louis, qui se sont assis au premier rang.
Bazooka. Après avoir entendu un message de soutien de François Fillon, le ministre de l'Education nationale qui estime que «la popularité, l'énergie, la vitalité [de son collègue, ndlr] ne sont pas un problème pour la droite mais bien pour la gauche», Sarkozy a sorti le bazooka. «Il n'y aura pas de guerre parce que je ne




