Menu
Libération

A droite, règlements de comptes et été meurtrier pour l'exécutif

Réservé aux abonnés

Publié le 20/07/2004 à 1h30

Trop tôt pour la guerre. Les luttes intestines qui agitent la droite déplaisent à l'opinion. Selon un sondage Louis-Harris réalisé pour AOL et Libération (1), les trois protagonistes de la bagarre, Jacques Chirac, Jean-Pierre Raffarin et Nicolas Sarkozy, y perdent des plumes. Certes, 57 % des personnes interrogées approuvent le sévère rappel à l'ordre du chef de l'Etat. Et, parmi les sympathisants de droite, ils sont 63 % à trouver normal que Sarkozy se soit fait remonter les bretelles le 14 juillet. Mais cette séance de lavage de linge sale nuit à toute la famille.

Chirac perd quatre points par rapport au mois dernier. Sa prestation n'a pas convaincu les Français et, en particulier, ceux de son camp, chez lesquels il chute de douze points. Son Premier ministre est aussi au fond du trou. Avec seulement 29 % de bonnes opinions, Raffarin, également lourdement sanctionné par l'électorat de droite, enregistre son plus faible score dans notre baromètre.

Cette nouvelle chute ne l'empêche pas de se voir rester à Matignon. En marge d'un déplacement à Etel (Morbihan), hier, il s'est imaginé conduire la campagne pour le référendum sur l'Europe en 2005 : «Je me fixe une échéance de passion, de raison, c'est de permettre aux Français d'avoir un vrai débat sur l'Europe.»

Nouveauté, l'image de Nicolas Sarkozy commence elle aussi à s'écorner. Jusqu'à présent, le numéro 2 du gouvernement ne souffrait pas du déclin du duo exécutif. Mais son action à Bercy suscite beaucoup de réticences. Seules

Dans la même rubrique