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Libération

Droite et gauche se renvoient les impôts régionaux

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Publié le 28/07/2004 à 1h35

Ce fut l'un des rares moments de tension, hier, lors du débat sur la motion de censure à l'Assemblée nationale. Accusé par la gauche de vouloir «décharger les déficits de l'Etat sur les collectivités locales» et de créer un «impôt Raffarin» en décentralisant certaines compétences de l'Etat sans les financer, le Premier ministre a répondu : «Je m'oppose avec force au mensonge fiscal formulé par plusieurs présidents de région [...]. L'impôt régional sera socialiste ou il ne sera pas !» Quelques minutes auparavant, c'est le président du groupe UMP, Bernard Accoyer, qui avait pointé l'explosion des «dépenses de fonctionnement» dans les régions remportées par la gauche au mois de mars. «En Rhône-Alpes, par exemple, c'est pas moins de 32 postes de commissaires politiques (sic) qui ont été créés. La hausse des impôts régionaux est désormais inscrite !» a lancé Accoyer sous les applaudissements nourris de la majorité.

Une attaque qui fait bondir Alain Rousset, président PS de l'Association des régions de France (ARF) : «Comment peut-on proférer de tels jugements trois mois seulement après les élections ? C'est d'autant plus grotesque qu'aucune région n'a encore voté son budget. Et, en Poitou-Charentes, Ségolène (Royal) a, au contraire, supprimé des charges de fonctionnement !» Le président de la région Aquitaine assure cependant que le «retrait de l'Etat» va bel et bien obliger les collectivités locales à prendre certaines dépenses à leur charge, comme c'est déjà le cas pour le TER d

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