Menu
Libération

Un été à draguer la base de l'UMP

Réservé aux abonnés

A l'opposé de Raffarin, il séduit militants et élus avant de se lancer à l'assaut du parti.

Publié le 18/08/2004 à 1h48

Et une démonstration de force de plus. En réunissant, hier à Arcachon (Gironde), plus d'un millier de militants tout à sa dévotion, Nicolas Sarkozy a une fois de plus bandé ses muscles avant de lancer l'assaut final sur l'UMP. L'offensive devrait passer par une déclaration de candidature d'ici à la fin du mois, avant une prochaine ovation de ses supporters programmée pour les 4 et 5 septembre à Avoriaz, à l'occasion de l'université d'été de l'UMP. Surtout, le ministre des Finances a parachevé, hier, l'oeuvre qui l'a occupé tout au long de ses vraies-fausses vacances : la mise en scène de sa conquête de «l'UMP d'en bas». Une stratégie en tout point inverse à celle de Raffarin qui, fort de l'onction élyséenne, s'est appliqué à multiplier les entrevues avec les poids lourds de son gouvernement : c'était hier au tour de Jean-Louis Borloo, après Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy et Philippe Douste-Blazy. Au cours de ces tête-à-tête, le Premier ministre a défendu des «propositions d'union» qui tiennent, en substance, en la confection d'un hypothétique triumvirat Raffarin-Sarkozy-Douste-Blazy pour assurer un semblant de paix à la tête du parti chiraquien.

Parrainages. Faisant fi de cet échafaudage, Sarkozy s'est efforcé, lui, de se montrer proche des militants. Pour mieux s'affirmer en candidat naturel de la base. Le fidèle Brice Hortefeux s'est, comme toujours, chargé du décor en égrenant durant l'été les communiqués triomphateurs sur l'avancée de la vague sarkozyste. La semai

Dans la même rubrique