Menu
Libération

L'UDF, rebelle sans cause

Réservé aux abonnés

Les cadres lassés de l'autocratisme de Bayrou se demandent comment exister d'ici 2007.

Publié le 19/08/2004 à 1h48

Il y a du mou dans la stratégie de l'UDF. Depuis ses succès aux élections régionales et européennes, où les centristes ont recueilli 12 % des voix, François Bayrou est dans une situation paradoxale : à la tête d'un parti qu'il semble avoir définitivement mis à l'abri des ambitions chiraquiennes, il doit désormais gérer le coup de blues d'une partie de ses cadres qui se demandent comment ils vont pouvoir exister jusqu'à la prochaine présidentielle. «Ce qui se passe est humain, tempère le député du Loir-et-Cher Maurice Leroy. On s'est beaucoup serré les coudes quand on était dans la résistance à l'UMP. Aujourd'hui que nous avons reconquis un pactole électoral, chacun a son idée sur la manière de le faire fructifier.»

D'autant que, d'ici l'échéance de 2007, il n'y aura plus de scrutins pour se faire entendre. Si ce n'est le référendum sur la Constitution européenne pour lequel l'UDF, comme l'UMP, appellera à voter oui. Bayrou ayant quasiment interdit à ses troupes toute participation gouvernementale pour ne pas brouiller une image de «rebelle» qu'il a mis deux ans à construire, le voilà aux prises avec une contestation interne à laquelle il ne s'attendait pas. «Personne, à l'UDF, n'envisage de rentrer au gouvernement», jure-t-il. Avant de reconnaître, du bout des lèvres, «qu'il peut y avoir des gens qui peuvent avoir envie d'un maroquin ministériel...».

Fin juillet, lors d'un séminaire des parlementaires UDF consacré à la stratégie politique, le jeune maire de Blois, Nicolas Perr

Dans la même rubrique