Parti ? Pas parti ? Une lettre «manuscrite», postée de Paris le 19 août, arrivée le 24 au cabinet parisien des avocats de Cesare Battisti, a été rendue publique hier (lire ci-dessous). C'est le premier signe de vie qu'il donne via ses défenseurs depuis sa disparition il y a une dizaine de jours. Alors que certains de ses amis redoutaient qu'il ait basculé dans la folie, l'Italien menacé d'extradition confirme sa cavale, la troisième de sa vie de militant d'extrême gauche. «Je suis dans l'obligation de me soustraire au contrôle judiciaire qui m'a été imposé, écrit-il, et je veux m'en expliquer face à la justice française.»
«Accablé». Lundi prochain, pourtant, assure Me Irène Terrel, son avocate, «il ne sera certainement pas présent à l'audience» de la chambre de l'instruction qui décidera s'il y a lieu de révoquer son contrôle judiciaire auquel il s'est soustrait depuis le 21 août. Dans cette même lettre, il écrit: «Je ne quitterai pas la France, je ne saurais pas le faire, c'est mon pays et je n'en vois pas d'autre dans mon futur...» Mais se cache-t-il réellement en France comme il l'assure? Ou plus loin, à l'étranger, comme nous l'annoncions mardi sur la foi d'informations fiables ? Le texte de sa lettre affirme qu'il est resté en France mais sans en apporter la preuve. Ce qui est certain, en revanche, c'est que les conditions de sa fuite à l'étranger étaient, selon nos informations, réunies depuis plusieurs semaines.
Chocs. «Dépressif», «accablé», «traqué», les mots ne m




