Secrétaire national du PS, Manuel Valls, député-maire d'Evry (Essonne), plaide pour le non à la Constitution européenne.
Membre de la majorité du PS, vous vous exprimez aujourd'hui à l'université des minoritaires du NPS. François Hollande vous en a-t-il fait le reproche ?
En mai 2003, au congrès de Dijon, j'ai fait le choix d'appartenir au courant majoritaire qui a installé de nouveau le PS comme première force politique du pays. Je ne regrette pas ce choix. Les résultats électoraux du printemps attestent la justesse de cet engagement comme d'ailleurs du talent de François Hollande. Désormais une nouvelle phase s'ouvre. Nous sommes redevenus audibles en attendant d'être crédibles lorsque s'élaborera un projet pour 2007. Le NPS d'Arnaud Montebourg et Vincent Peillon apporte du sang neuf. J'y compte des amis. J'aime trop le débat pour ne pas me rendre à leur invitation. Personne ne m'a interdit d'y participer, cela n'aurait d'ailleurs pas eu de sens.
Vos amis de la majorité du PS considèrent que votre opposition au Traité constitutionnel constitue une hérésie antieuropéenne...
Dès octobre 2003, j'ai fait part de mes réserves. Ce texte ne répond pas à la crise institutionnelle, budgétaire et civique que connaît l'Union européenne. Au contraire, il l'enfonce un peu plus dans cette crise en rendant impossible toute révision, toute évolution à partir de sa date d'application en 2009. Ce ne sont pas les convictions européennes des uns et des autres qui sont en jeu. Personnellement, j'ai voté oui à Maastricht et à l'élargissement de l'Union. Ce qui est en jeu, ce sont, par exemple, les évolutions possibles en matière de lutte contre le dumping fiscal et social, qui sont corsetées par la règle de l'unanimité. Voter oui, c'est prendre le risque de réduire à néan




