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Libération

Le nouveau Sarkozy deux en un est arrivé

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Le ministre de l'Economie a parlé croissance; le futur président, projet pour l'UMP.

Publié le 03/09/2004 à 1h59

Nice, envoyé spécial.

Sarkozy-Janus, divinité à double figure, est apparu hier dans les Alpes-Maritimes. Le matin ministre de l'Economie en sursis jusqu'à la fin novembre, l'après-midi candidat désormais officiel à la présidence de l'UMP. Et comme le papier collant double face, Sarkozy se veut efficace dans les deux situations.

D'abord devant les patrons lors de l'université d'été des chambres de commerce et d'industrie, à Juan-les-Pins. Il voulait présenter «une politique économique cohérente, volontariste et ambitieuse». Il a donc cherché à esquisser «une autre stratégie de croissance pour la France». Avec un objectif : gagner un point de croissance supplémentaire. «Redistribuer la pénurie n'est pas l'objectif que nous devons nous assigner. Il n'y a qu'un seul chemin, s'est-il écrié, l'accroissement de la richesse, pour résoudre les grandes questions, celles du chômage, des finances publiques, de la protection sociale.» Certes, il ne prétend «pas réinventer l'économie», mais fait de l'orthodoxie sans le dire. En particulier, il est revenu sur la «cagnotte» : «Partout où je vais, on me dit : il faut utiliser les recettes de la croissance. Ne reprenons pas ce désespérant débat sur la cagnotte fiscale.»

Plus osé, mais toujours très libéral, il a déclaré souhaiter que les particuliers recourent davantage au crédit pour consommer : «Le problème, c'est qu'en France l'Etat est trop endetté, les ménages pas assez !» Le ministre a donc annoncé une réforme des crédits hypothécaires sur

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