Avoriaz envoyés spéciaux
Sarkozy déjà chef. Samedi, devant les militants réunis à Avoriaz en université d'été, le numéro 2 du gouvernement expliquera les raisons de sa candidature à la tête de l'UMP et ce qu'il compte faire du parti majoritaire. Pour autant, il ne dévoilera pas les noms des deux colistiers qu'il a choisis pour figurer sur son ticket. Jean-Claude Gaudin, actuel vice-président du parti, et Pierre Méhaignerie, président de la Commission des finances à l'Assemblée nationale, sont pressentis pour être numéros 2 et 3 à ses côtés. Mais Nicolas Sarkozy hésite encore. Lui qui prône le renouvellement fera peut-être le choix d'une équipe plus jeune. Sûr d'être élu fin novembre (il est, pour l'heure, candidat unique), il entend construire «une grande formation politique pour les vingt ou trente années qui viennent», comme il l'avait expliqué à La Baule le 16 juillet, au lendemain du rappel à l'ordre de Jacques Chirac.
«Jeune, libre, créatif». Celui qui veut incarner une certaine modernité en politique se veut l'anti-Juppé. Après avoir dénoncé tout bas depuis plus de deux ans le «sectarisme», voire le caractère «stalinien» de l'UMP version maire de Bordeaux, il se pose en chantre d'un «mouvement jeune, libre, créatif, où chacun pourra défendre ses idées, pourra faire entendre sa différence pour avoir l'opportunité de convaincre les autres». Et d'ajouter : «Je voudrais que nous reprenions de fond en comble nos méthodes de fonctionnement.»
En jetant les bases de l'UMP en 2002




