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Libération

L'Assemblée, terrain de chasse pour Chirac et Sarkozy

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Publié le 14/09/2004 à 2h07

Et si les grands bénéficiaires de la rivalité Chirac-Sarkozy étaient les députés de la majorité ? Entre un parti, l'UMP, tombé sous le charme de Nicolas Sarkozy, et un gouvernement toujours aux ordres de Jacques Chirac, les 363 députés UMP à l'Assemblée nationale vont être l'objet de toutes les attentions. Jusque-là enclin à se conformer aux strictes recommandations de l'exécutif, le groupe UMP va devenir le lieu où se mesure l'influence des deux hommes. D'autant que Nicolas Sarkozy a l'intention de récupérer son siège de député de Neuilly, sitôt qu'il aura abandonné son portefeuille ministériel fin novembre, et donc de peser de tout son poids de chef de parti à l'Assemblée.

Différence. C'était d'ailleurs l'un des principaux arguments de Jean-Pierre Raffarin pour s'opposer à l'arrivée de Nicolas Sarkozy à la tête de l'UMP : entre le Premier ministre et un président de parti soucieux de faire entendre sa différence, qui les députés UMP vont-ils écouter quand il s'agira de trancher sur un projet de loi ? N'ayant pu s'opposer à l'ascension de son ministre d'Etat, Raffarin a décidé de prendre les devants en câlinant les élus de la majorité. Mercredi dernier, un mois avant la rentrée parlementaire, il a reçu l'ensemble des présidents de commissions à déjeuner à Matignon, pour leur promettre que la majorité sera désormais mieux associée au travail législatif. Une promesse rituelle destinée à les amadouer mais qui ne changera pas grand-chose. Sur la plupart des textes à venir, le pr

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