Le projet de budget pour 2005, qui sera présenté au Conseil des ministres de mercredi prochain, est quasiment bouclé. 2005 sera loin d'être une année de pause dans la baisse des impôts, puisque le gouvernement qui refuse tout débat sur la «cagnotte» (le surplus de recettes généré par la croissance retrouvée) s'apprête néanmoins à proposer pour environ 2 milliards d'euros de dégrèvement et suppressions d'impôts pour les particuliers et les entreprises, impôt sur le revenu excepté. Et ce, alors que le déficit de l'Etat devrait s'élever à 45 milliards d'euros (contre 51 en 2004). Voici les principales mesures du budget.
Droit de succession. C'est la mesure phare de Nicolas Sarkozy. Elle institue un abattement général sur les héritages de 50 000 euros. S'y ajoute l'abattement déjà existant de 76 000 euros pour le conjoint survivant. Chaque enfant voit son abattement progresser de 46 000 à 50 000 euros. Les principaux bénéficiaires seront les 20 % des héritiers les plus aisés. Coût pour l'Etat : 600 millions d'euros.
Prime pour l'emploi. La PPE est revalorisée de 4 %, pour un coût affiché de 200 millions d'euros. Présentée par Jean-Pierre Raffarin comme un effort social, cette mesure permet juste de rester indexée sur le Smic.
Redevance audiovisuelle. Les propriétaires de résidences secondaires, les RMistes et les allocataires de l'ASS seront exonérés de la redevance (116,5 euros). En revanche, les personnes âgées à faible revenu perdront progressivement le bénéfice de l'exonération




