Menu
Libération

ISF: cent fois sur le métier remettez l'arbitrage

Réservé aux abonnés

Une nouvelle fois, les députés libéraux vont tenter de réformer l'impôt sur la fortune.

Publié le 16/09/2004 à 2h10

Avec l'automne revient la saison de l'ISF. Chaque année, à l'approche du débat budgétaire, les parlementaires de droite mettent sur le tapis la question de l'Impôt de solidarité sur la fortune. Le cru 2005 n'échappera pas à la règle. A droite, on fourbit les armes, alors que le gouvernement freine des quatre fers.

L'offensive provient de la commission des finances de l'Assemblée nationale. Son rapporteur, l'UMP Gilles Carrez a lancé dès le début du mois le signal du départ. «Que le gouvernement présente ou pas une réforme de l'ISF, la discussion aura lieu car la commission présentera des amendements», explique-t-il. Comme ledit gouvernement a fait savoir qu'il n'était pas question qu'il se mouille sur cette question, les députés préparent déjà leurs amendements. Proche de Jean-Pierre Raffarin, Gilles Carrez exige que le barème de l'ISF soit «enfin» indexé sur l'inflation : «Si on le refuse, c'est qu'on est dans l'idéologie, car, techniquement, un impôt doit être indexé».

D'autres sensibilités de l'UMP sont à l'affût, en particulier celle des libéraux, animée par Hervé Mariton et Hervé Novelli, qui avaient déjà mené la vie dure à Alain Lambert à l'automne 2004 sur ce sujet. Celui-ci ne s'en était tiré qu'en s'engageant à réformer l'ISF cette année. Lambert parti, les libéraux estiment que le gouvernement Raffarin demeure engagé par la parole donnée. Ce qui n'est pas le cas des ministres en place. Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat au Budget, estime que le moment n'est pas v

Dans la même rubrique