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Libération

Sarkozy entend l'UDF gronder contre ses réformes

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Il se dit prêt à reculer sur l'emploi à domicile et l'abandon du prêt à taux zéro.

Publié le 28/09/2004 à 2h19

Ne dites pas que c'est un recul, il en serait fâché... Pourtant la déclaration de Nicolas Sarkozy, dimanche soir au Grand Jury RTL-le Monde-LCI, a tout l'air d'une marche arrière. Interrogé sur la mesure la plus polémique de son projet de budget pour 2005 ­ le fort relèvement du plafond du crédit d'impôt pour les emplois à domicile ­, le ministre des Finances a déclaré : «Si on pense qu'il faut le baisser, si on trouve que c'est trop, on peut discuter, j'y suis prêt.» Une porte ouverte aux amendements des parlementaires de droite lors du débat à l'Assemblée nationale, mi-octobre, et une satisfaction personnelle pour Pierre Méhaignerie, futur numéro 3 de l'UMP et président de la Commission des finances de l'Assemblée.

Ce ne sera pas le seul sujet. Le ministre d'Etat laisse toujours entrevoir sa sollicitude vis-à-vis d'une réforme modérée de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), et du très controversé crédit d'impôt destiné à remplacer le prêt à taux zéro (PTZ). «Le ministre a toujours été ouvert au travail des parlementaires. Il accepte facilement les amendements. C'est sa manière de faire, explique un de ses proches. C'était déjà comme ça place Beauvau lors de l'examen de la loi de programme sur la sécurité...»

Alors que les journées parlementaires de l'UMP s'ouvrent ce matin à Argenteuil (Val-d'Oise), le futur président du parti est très attentif à ne pas refaire le coup de ses prédécesseurs Francis Mer et Alain Lambert, qui, l'année dernière, avaient pris la majorité à

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