Saint-Pierre-des-Corps envoyé spécial
Le débat présidentiel s'est subrepticement invité chez les communistes. Avec des arrière-pensées qui trahissent une diversité de points de vue irréductibles. Officiellement, il n'était pourtant pas question de l'échéance de 2007 dans l'ordre du jour des journées parlementaires du PCF qui se sont ouvertes, hier, à Saint-Pierre-des-Corps, près de Tours. Mais c'était sans compter sur le trublion Maxime Gremetz.
Adjectif. Pourquoi l'ire irruptive du député de la Somme ? En raison d'un adjectif déniché dans cette phrase du prérapport du conseil national qui se tient ce week-end: «Nous devons (...) exprimer clairement, dès maintenant, notre conviction qu'il est souhaitable que la candidature émanant du rassemblement [pour 2007] soit communiste.» Pour Gremetz, la candidature communiste n'est pas souhaitable, elle est évidente: «la stratégie de la présidentielle, il y a longtemps qu'elle a été fixée, quand nous avons tiré les enseignements de 1965 et de 1974», s'est emporté le député, qualifiant «d'erreurs historiques» les ralliements du PCF aux candidatures de François Mitterrand.
En fait, le député craint que Marie-George Buffet tente de rééditer, à l'échelle nationale, ce qu'elle avait réussi aux régionales de mars, en Ile-de-France avec une liste constituée de communistes et de représentants du mouvement social, à l'issue de nombreuses réunions, baptisées «forums citoyens». La secrétaire nationale ne cache pas que cette démarche sera poursuivie




