Le 1er juillet 2005, la région Ile-de-France récupérera la présidence du Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif), qui gère 7 millions de déplacements par jour (métro, RER et bus). Exit le préfet de région, Bertrand Landrieu, actuel titulaire du poste ; place aux élus régionaux qui disposeront, selon la loi, de 51 % des droits de vote.
A priori, cette décentralisation semble logique puisque la gestion préfectorale était une exception francilienne. Le président du conseil régional, Jean-Paul Huchon (PS), a pourtant été mandaté par l'assemblée régionale, hier, pour obtenir de l'Etat une compensation financière sans laquelle la présidence du Stif pourrait se révéler piégeuse.
Explication. Selon Huchon, le piteux état du réseau ferré francilien et la vétusté du matériel roulant nécessiteraient près de 10 milliards d'euros d'investissements dans les prochaines années. Notamment sur les transports de banlieue à banlieue, qui ont «trente ans de retard». Vu l'état des finances du Stif (environ 200 millions d'euros de déficit cumulé) et le désengagement de l'Etat dans le cadre du contrat de plan Etat-région, le président de l'Ile-de-France se demande si le gouvernement ne veut pas «se débarrasser d'un système de transports qui coûte cher au budget de l'Etat». D'autant que Jean-Pierre Raffarin a toujours refusé d'effectuer un audit avant de décentraliser le Stif.
Huchon veut profiter des neuf mois qu'il reste d'ici au 1er juillet 2005 pour «négocier durement avec l'Etat» c'est-à-




