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Le PCF divisé sur le profil du candidat pour 2007

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Les refondateurs ne veulent pas avoir à choisir uniquement parmi les membres du parti.

Publié le 04/10/2004 à 2h24

C'est parti pour 2007. Ce week-end, le conseil national du PCF a donné le coup d'envoi de la préparation des échéances présidentielle et législatives. Au coeur de cette stratégie, la présence d'un candidat communiste dans la course à l'Elysée. Dans son rapport devant le «parlement» du parti, Patrice Cohen-Seat, un proche de Marie-George Buffet, a jugé «souhaitable» cette candidature. Les plus identitaires du PCF ont sauté sur l'occasion pour réclamer, tel Jean-Claude Danglot, patron de la puissante fédération du Pas-de-Calais, que le candidat soit «membre du PCF».

Stratégie. Dans cette optique, après André Gerin, député du Rhône, il n'a pas caché qu'Alain Bocquet, président du groupe communiste de l'Assemblée nationale, pouvait être «un bon candidat» en 2007. En revanche, côté refondateurs, la musique est toute différente. Ainsi, pour Pierre Zarka, ancien directeur de l'Humanité, «la précipitation avec laquelle le rapport tient à assurer une candidature d'un membre du parti, comme candidature de rassemblement, sous-estime gravement les effets qu'elle va avoir. [...] Cette précipitation donne le sentiment d'inviter d'autres forces politiques à coorganiser pour finalement mieux obtenir d'elles qu'elles soutiennent le parti». L'architecte Roland Castro est allé plus loin, estimant qu'il fallait «un candidat crédible, communiste ou pas».

La question de la stratégie sera directement posée aux communistes, invités à se prononcer par vote dans les prochaines semaines.

Finances. Le con

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