A la gauche du PS, on se sent pousser des ailes. Boosté par les ralliements socialistes, le camp du non à la Constitution européenne rêve de l'emporter au référendum promis par Jacques Chirac pour 2005. Encore faudrait-il créer une dynamique assez puissante à la gauche de la gauche. D'où des tentatives d'union, l'organisation de colloques et un texte pour fédérer ces partisans d'«une autre Europe». Au premier rang, les communistes, qui disposent encore d'un atout : ils forment le seul «grand» parti de gauche à être en totale cohérence avec lui-même sur ce sujet. Mais ils pâtissent du flou artistique dans lequel se complaisent leurs partenaires potentiels.
Appel. Dans les rangs communistes, le message est donc (presque) unanime : pour prendre la tête du non de gauche, il faut être les plus disciplinés de ses partisans, quitte à adopter un profil bas pour n'effaroucher personne. C'est pour cela que les dirigeants, même s'ils participent à la rédaction de l'appel qu'elle a lancée, ne soutiennent pas vraiment la démarche de la Fondation Copernic, qui consiste à mettre au ban du camp du non les amis de Fabius et ceux de Chevènement. «Il ne faut exclure personne. On ne va pas trier les partisans du non à gauche», expliquait samedi, Patrice Cohen-Seat, un proche de Marie-George Buffet, en marge du conseil national du PCF.
Regroupés autour de Copernic, cercle de réflexion antilibérale, des militants associatifs, des syndicalistes, des membres de la LCR, du PCF, des Verts ou des minori




