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Les travaillistes britanniques serrent les rangs... en attendant

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Les adversaires du traité constitutionnel se taisent pour ne pas gêner Tony Blair avant les législatives de 2005.

Publié le 27/10/2004 à 2h44

Londres, de notre correspondante.

Parmi ses obligations de député, Ian Davidson en cite une, ludique : celle de capitaine de l'équipe de rugby des parlementaires britanniques, qui affrontent de temps en temps leurs homologues étrangers. A voir les nombreuses chaussures de sport qui traînent dans son bureau, il doit être plutôt combatif sur le terrain. Pourtant, à la Chambre des communes, cet Ecossais chef de file des anti-Constitution européenne a choisi d'oublier son goût de la mêlée : pas question pour le moment de mener combat contre Blair sur la question européenne.

«Il y a une centaine de députés du Labour qui disent ouvertement qu'ils militeront pour le non au moment du référendum. Mais s'opposer à Tony Blair sur ce sujet n'est pas une perspective utile alors que les élections approchent : nous devons être unis.» Même si la prise de position de Laurent Fabius en faveur du non a été suivie avec attention à Londres, les travaillistes n'offriront donc pas, comme le PS français, le spectacle de leurs divisions. Du moins pas avant mai 2005, date des législatives. Pour autant, le camp du rejet est assez solide. «La principale raison de dire non, c'est la politique économique. Nous ne voulons pas d'un nouveau genre de thatchérisme introduit en Europe, car, merci, Thatcher nous avons déjà connu, nous avons eu notre dose de liberté de marché», regrette Davidson. Pour ce proche de quelques poids lourds syndicaux, l'Europe c'était l'espoir «de gagner une meilleure protection des tr

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